Un foyer idéal pour les héros? 1919–1949

« Il ne doit plus y avoir de génération perdue comme il en fut après la [Première Guerre mondiale]. » « Co-operation Needed » [Coopération nécessaire], Western Star, 21 mars 1945

Est-ce que ceux qui sont morts entre 1914 et 1918 auraient pu conduire le pays vers une voie différente? Il est vrai que nous avons perdu beaucoup de jeunes gens, mais ceux qui revenaient étaient déterminés à bâtir un pays prospère.

Toutefois en 1933, le gouvernement de Terre-Neuve a dû faire face à une faillite. Lorsque la Grande­Bretagne a nommé une « Commission du gouvernement », Terre-Neuve a perdu les droits démocratiques que notre peuple avait défendus. La Commission n’a pas pu résoudre les problèmes économiques du pays, comme beaucoup l’avaient espéré.

La Seconde Guerre mondiale a apporté la prospérité et des questions sur l’avenir. En 1948, les électeurs, y compris les anciens combattants, devaient décider si Terre-Neuve pouvait se suffire à elle seule.

La Confédération canadienne a été choisie par une faible majorité. Avec les réminiscences d’un sacrifice national commun, beaucoup l’ont fait avec un cœur lourd.

Betty Alaverdy

Betty Alaverdy parle de son père, le sergent Peter Sampson, Royal Newfoundland Regiment, matr. 267.

Ron et Bill Hogan

Les fils Ron et Bill Hogan, la petite-fille Janice et l’amie de la famille Sarah Sexton parlent du soldat Aiden Hogan, Royal Newfoundland Regiment, matr. 237.

Cheryl Stacey

Cheryl Stacey parle de son grand-père, le sergent Anthony James (« Jim ») Stacey, Royal Newfoundland Regiment, matr. 466.

Doug Manstan

Doug Manstan parle de son grand-père, le sergent William Manstan, Royal Newfoundland Regiment, matr. 327.

Nous nous souviendrons d’eux

« Mes sincères sympathies pour la grande perte que vous avez subie – Une perte qui n’est pas que vôtre, mais celle de tout le pays. » Du ministre des Colonies au père du lieutenant Stephen Norris, du Newfoundland Regiment,
Three Arms, baie Notre Dame, octobre 1916

La Grande Guerre s’est terminée en 1918, mais, aujourd’hui encore elle se rappelle à nous à chaque instant.

Elle imprègne le tissu de notre monde : des plaques, des monuments, des institutions et des bâtiments, des rues qui portent le nom de batailles et de lieux lointains. Nous portons des myosotis et tous les 1er juillet nous commémorons nos morts, notre propre jour du Souvenir. Le 11 novembre, nous portons des coquelicots; nous nous recueillons avec le reste du Commonwealth britannique. Nous percevons le sens symbolique du Sentier du Caribou et nous nous rendons en pèlerinage sur les champs de bataille devenus maintenant pacifiques. Nous nous émerveillons, avec orgueil, chagrin, horreur et étonnement, du prix de cet immense effort. Et nous cherchons le sens de ces sacrifices.

Beaumont-Hamel et le Sentier du Caribou