La guerre en mer

« Si le navire [...] heurte une mine, il n’y a pas d’abandon du navire, ni même [...] de navire à abandonner. » Souvenirs du matelot Archer Peddle
Newfoundland Royal Naval Reserve, dans les années 1960

La guerre en mer apporte son propre lot de dangers. La mort peut survenir avec une tempête, une torpille silencieuse, une mine à flot sous la surface. Les combats sont rares, mais la ligne de front est fluide, invisible. L’ennemi peut apparaître n’importe où, n’importe quand; le fait de rester vigilant est critique et la tension est toujours présente en mer.

Nos marins sont dispersés dans toute la Marine royale. À bord de navires petits et grands, ils escortent des convois, transportent des troupes, patrouillent les côtes, chassent les sous-marins et bloquent les ports ennemis. Avec leur expérience en tant que matelots, ils gagnent la réputation de « meilleurs marins de petits navires au monde ».

La bataille du Jutland, en mai 1916, sera la seule bataille navale d’importance. La marine allemande ne s’attaquera plus à la Royal Navy de toute la guerre.

Entraînement : marine

« Les Terre-Neuviens sont bien traités ici et se forgent une bonne réputation comme matelots. » Albert E. Horton, matelot
Newfoundland Royal Naval Reserve
HMT Portsmouth, 28 mai 1915

Une fois en mer, les membres de la Newfoundland Royal Naval Reserve ont été affectés à de n`ouvelles fonctions au sein de la marine britannique. Les réservistes expérimentés se sont rapidement adaptés à la vie en mer. Les nouvelles recrues Ont dû tout apprendre, de A à Z. Ils accompagnent des convois, participent à des blocus, inspectent les navires marchands, soutiennent les troupes terrestres dans les zones de guerre et assurent la sécurité des approvisionnements dans les ports alliés.

« [L’entraînement] consistait à démonter et remonter les fusils, manœuvrer des pièces d’artillerie, avec la sueur qui nous coulait dans le dos, à de l’entraînement tactique, des séances de marche ainsi que quatre heures de quart le soir. » Souvenirs du matelot Archer Peddle
Newfoundland Royal Naval Reserve, milieu des années 1900

Matelot Stephen Dicker

Newfoundland Royal Naval Reserve, matr. 1240X

Stephen Dicker de Flat Islands, dans la baie de Bonavista, s’est enrôlé tôt. Après une formation de base sur le NSM Calypso à St. John’s, il a été affecté au NSM Clan MacNaughton en décembre 1914. Moins de deux mois plus tard, le navire sombrait dans une mer démontée, causant la mort de 281 marins, dont Stephen et 21 autres Terre-Neuviens.

« Je ne peux pas dire que nous sommes bien traités sur ce bateau, loin de là, mais nous devons nous y faire [...] et, comme tu le sais, le travail ne me fait pas peur, mais j’aimerais être traité comme un homme et non comme un animal stupide. » Stephen Dicker, matelot, Newfoundland Royal Naval Reserve
sur le NSM Clan MacNaughton, à sa mère, 1915

Matelot Charles Sleigh Hulan

Newfoundland Royal Naval Reserve, matr. 2739X

« Vous pouvez dire à ma mère que je vais bien et que je m’attends à être rappelé à Davenport d’un jour à l’autre. Je suis quelque part en Angleterre, mais je n’ai pas le droit de dire où. » Matelot Charles Sleigh Hulan
Angleterre, 1918

Sleigh Hulan de Cartyville, dans la baie St. George’s, n’a que seize ans quand il s’enrôle. Outre-mer, il a servi sur huit bateaux différents, obtenant le rang de premier maître, artillerie navale. De retour de la guerre en août 1919, il a trouvé du travail comme arpenteur. Il attrape la tuberculose et décède en 1925.

Beaumont-Hamel et le Sentier du Caribou