Combat

« Cette guerre ne sera jamais finie. Je n’imagine [...] pas avoir à passer un autre hiver ici [dans les tranchées]. » Allan S. Young, soldat du Newfoundland Regiment à sa tante
Publié dans le Twillingate Sun, 19 octobre 1917

Ce qui avait commencé comme une aventure est devenu beaucoup plus exigeant et dangereux. Des batailles se terminent, mais d’autres commencent. Des hommes sont blessés et tués, des renforts arrivent, plus d’hommes subissent des blessures et meurent.

La Grande Guerre se poursuit sans relâche, exigeant toujours plus. Plus de personnes, plus d’entraînement, plus de soutien, plus de sacrifices.

L’ampleur des sacrifices met à l’épreuve l’engagement, l’endurance et le courage de tous. Si la fierté du devoir accompli grandit, la compréhension et la remise en question du vrai coût de la guerre gagnent du terrain.

Pourtant, le soutien continue d’arriver et les gens s’enrôlent pour aider la cause. Pour de nombreuses personnes, la guerre est maintenant un mode de vie.

Outils de guerre

La vie dans les tranchées est dangereuse. Des obus éclatent au-dessus et les tireurs embusqués guettent les cibles. Les soldats ne peuvent jamais se détendre. En patrouille ou au combat, ils transportent des armes et du matériel spécialisés : grenades, fusils, baïonnettes, cisailles pour couper le fil barbelé – et même des massues pour le corps à corps.

Surveillance des activités ennemies

Savoir ce que l’ennemi fait ou prévoir faire est essentiel à la sécurité, mais constitue un travail dangereux. La plupart des activités de renseignement se faisaient en toute discrétion la nuit par des troupes en patrouille ou des hommes seuls. Le partage de l’information prenait de nombreuses formes : téléphones de tranchée, appareils de radio-télégraphie, pavillons et lampes de signalisation ou simplement estafettes.

Puissance de feu

Pour les troupes britanniques, un des principaux soutiens de la défense des tranchées est la mitrailleuse Lewis. Servie par huit hommes, elle tire plus de 500 cartouches à la minute. Comme elle ne pèse que 12 kilogrammes (26 livres), elle est facile à déplacer. Les soldats transportent aussi un fusil et portent une cartouchière remplie de munitions.

Vivre sous terre

Sur la ligne de front, les tranchées et fosses réservoirs étaient des lieux sécuritaires, mais au confort minimaliste. Des centaines d’hommes y partageaient un espace restreint. Rats, poux et crasse peuplaient le quotidien, de même que les tâches d’entretien et les mesures de prudence. Comme la lumière pouvait attirer des tirs ennemis, les soldats utilisaient des lampes de tranchée et des lampes frontales spéciales.

Blessé dans la zone de combat

La vitesse de réaction était essentielle en cas de blessure. Les soldats appliquaient eux-mêmes leurs pansements de combat s’ils en étaient capables. Le personnel médical récupérait et traitait les victimes – identifiant les blessés graves grâce à leur plaque d’identité – et les dirigeait vers les postes d’évacuation sanitaire. Ils étaient ensuite envoyés en navire-hôpital au R.-U., où la plupart pouvaient se remettre.

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