Distraction, conforts et soins

« [Nous] chantions toutes les vieilles chansons de Terre-Neuve [...] les obus n’ont jamais cessé de tomber autour de nous [...] le concert continuait. » Major Lamont Paterson, Newfoundland Regiment, dans un exposé devant la Women’s Patriotic Association, 16 novembre 1918

Les Terre-Neuviens et Labradoriens ont été nombreux à soutenir l’effort de guerre, tant au front que loin de la bataille. Dans des hôpitaux et des cantonnements de repos, infirmières, ecclésiastiques et conducteurs d’ambulance ont soigné les hommes épuisés, brisés et blessés. Loin de l’action, d’autres organisaient des événements à thématique terre-neuvienne, comme un repas de fish and brewis (morue et biscuit de mer) pour réconforter les hommes. Des souvenirs de liens communs et de camaraderie renforcent le moral.

Au pays, les gens mesurent le défi d’alimenter la volonté de se battre. Ils recueillent de l’argent et préparent des colis, envoyant des délices locaux à ceux qui servent. Des pensées et des cadeaux de la maison sont reçus avec gratitude, ce sont des diversions agréables des brutalités de la guerre.

Infirmière Mary Zela Clinton Watts

Croix-Rouge britannique

Infirmière qualifiée, Mary Watts, originaire de Harbour Grace, sert principalement dans un hôpital de Haute-Marne, en France, où la plupart des soldats traités sont Français. Son précieux livret de signatures, présenté dans la case centrale, est rempli de dessins et de remerciements chaleureux de ses patients. Après la guerre, elle retourne à Terre-Neuve.

Penser aux proches

Les lettres et colis de la maison procuraient des moments d’évasion appréciés. Avec des mots d’amour et de soutien, des vivres et des cadeaux, ils aidaient à garder le moral.

Divertissement

Loin du front, le divertissement offrait une évasion et un soulagement face aux réalités plus dures de la guerre. Des préparations culinaires appétissantes, du vin et d’autres plaisirs étaient achetés dans des estaminets (petits cafés). Les cartes postales, les magazines et les journaux apportaient une touche de détente comique. Les concerts, les contes et les chansons – nostalgie du pays – étaient fort appréciés par le Newfoundland Regiment.

La foi et la guerre

Qu’ils soient religieux ou superstitieux, les soldats se tournent souvent vers des forces invisibles pour les guider à travers les difficultés de la guerre. Beaucoup trouvaient du réconfort en assistant aux services religieux et emportaient leur livre de prières de poche avec eux à la bataille. Certains hommes emportaient également des statues religieuses, d’autres des porte-bonheurs. Les aumôniers de toutes les religions leur donnaient des conseils ou prêtaient une oreille compatissante.

Pastimes

Diversions kept soldiers busy and out of trouble while away from the front lines. Organized sporting events were popular and built morale. Men also turned to games and collecting—cigarette cards (“silks”), postcards, battlefield debris. Some transformed found objects—producing “art” like this letter opener—to keep, trade or sell.

Beaumont-Hamel et le Sentier du Caribou