Répercussions

« Terre-Neuve peut être fière de ses fils. L’héroïsme et le dévouement qu’ils ont manifestés le 1er juillet n’ont jamais été surpassés. » Le feld-maréchal sir Douglas Haig
commandant en chef du corps expéditionnaire britannique
dans un télégramme adressé au gouverneur Davidson, le 9 juillet 1916

Au début, les autorités britanniques se vantaient d’une grande victoire : une tentative pour garder le moral des troupes. Puis, avec les listes des victimes, la vérité impensable se révéla : le 1er juillet avait été le jour le plus sanglant de l’histoire de l’Armée de terre britannique. Le 1er Bataillon du Newfoundland Regiment avait été décimé.

Les pertes et la dévastation ont ravagé les collectivités de l’ensemble du dominion. Les gens étaient abasourdis par le choc et terrassés par le deuil, alors qu’ils travaillaient pour rebâtir le Régiment.

Le 1er juillet 1916 est rapidement devenu un symbole de notre service courageux, de notre engagement inébranlable et de nos immenses sacrifices. Mais à quel prix?

À ce jour, beaucoup de gens de Terre-Neuve-et-Labrador estiment que les événements de Beaumont­Hamel font partie de notre conscience collective, inextricablement liés à la perception que nous avons de nous-mêmes.

« Les meilleurs hommes de Terre-Neuve ont été tués ce jour-là [...] Ce fut une terrible catastrophe pour Terre-Neuve. »Souvenirs du lieutenant Ken Goodyear, Newfoundland Regiment, dans les années 1950

Lieutenant William Norman Collins

Seaforth Highlanders

À la fin de la bataille de la Somme, en novembre 1916, William Collins dirigeait des hommes dans le « No Man’s Land » pour enterrer les morts, une tâche traumatisante et macabre. Il y a trouvé les corps de nombreux Terre-Neuviens qui se décomposaient sur le champ de bataille depuis des mois. Pressez sur le bouton pour entendre ses souvenirs.

« J’étais affecté à l’enterrement des morts En tout, j’en ai enterré entre 800 et 1000, dont certains ne faisaient pas partie du Newfoundland Regiment, mais la plupart en étaient, j’en suis sûr. Dans la cage thoracique de chaque corps, il y avait un nid de rats, qui s’enfuyaient quand on déplaçait le cadavre. » Souvenirs du lieutenant William Norman Collins
Seaforth Highlanders, 1997

« L’ARBRE DU DANGER »

La tradition affirme que l’Arbre du danger – une sentinelle isolée déchirée par la guerre, à peu près à mi­chemin entre les deux lignes de front – devint le point de ralliement des Terre-Neuviens le 1er juillet. Il est resté debout, malgré les attaques brutales, et il est devenu un symbole prépondérant de ce qui a été réalisé et de ce qui a été perdu à Beaumont-Hamel.

« J’ai été atteint près du lieu connu comme le vieil Arbre du danger [...] un point de repère entre les tranchées allemandes et les nôtres, et tous ceux qui y allaient se faisaient tuer ou blesser d’une façon ou d’une autre. J’étais [...] étendu là, dans le « No Man’s Land » [...] avec les balles qui venaient de partout, et les obus qui filaient, et les hommes qui mouraient autour de moi. L’odeur du sang était comme dans un abattoir. » Souvenirs du lieutenant Ken Goodyear
Newfoundland Regiment, dans les années 1950

Beaumont-Hamel et le Sentier du Caribou