Enterrer les morts

« Dès qu’une de nos tombes est trouvée, elle est nettoyée, surmontée d’une croix et photographiée. » Abbé Thomas Nangle, major, Royal Newfoundland Regiment, à John R. Bennett, ministre de la Milice, St. John’s, 15 octobre 1919

Pendant la bataille, les hommes étaient enterrés, lorsque cela était possible, directement sur le champ de bataille. Ceux qui sont morts alors qu’on les soignait ont été enterrés dans les cimetières. L’Imperial War Graves Commission a déployé des efforts monumentaux après la guerre pour trouver, identifier et réenterrer les soldats tombés au combat. Les noms des soldats, des marins et des marins de la marine marchande de Terre-Neuve-et-Labrador sans tombe connue sont inscrits à Beaumont-Hamel.

Abbé Thomas Nangle, lieutenant-colonel
Royal Newfoundland Regiment

« Je suggère que le gouvernement alloue l’argent pour ces monuments dès que possible. » L’abbé Thomas Nangle, major (puis lieutenant-colonel) du Royal Newfoundland Regiment, à John R. Bennett, ministre de la Milice à propos de la création outre-mer de monuments commémoratifs de guerre, St. John’s, 15 octobre 1919

Thomas Nangle, prêtre catholique, répond aux besoins spirituels des hommes au front. Il devient en 1919 directeur de l’enregistrement des tombes et des enquêtes, chargé d’identifier et de réinhumer les morts terre-neuviens. Il représente aussi Terre-Neuve au sein de l’Imperial War Graves Commission et du Battle Exploits Memorials Committee, supervisant la création de monuments commémoratifs et de parcs en Europe.

Monument commémoratif national de guerre

« [Ce monument commémore] à jamais le grand idéal de compréhension, de confiance et de bonne volonté mutuelles. » Comte Douglas Haig, feld-maréchal, lors du dévoilement officiel du Monument commémoratif national de guerre, St. John’s, 1er juillet 1924

Après la guerre, des organismes publics et des personnes ont fait de généreux dons pour honorer les morts. Des cénotaphes sont érigés dans les collectivités de Terre-Neuve et du Labrador. Un monument commémoratif est bâti à St. John’s, et des témoignages solennels et majestueux sont créés outre-mer. Ils demeurent encore aujourd’hui des lieux d’hommage, d’appréciation et de souvenirs douloureux.

Objets de souvenir

« En juillet, les coquelicots dominaient [...] le champ de couleur aussi loin que porte l’œil. » Rapport des jardins botaniques royaux sur la flore et la faune du champ de la bataille de la Somme, Kew, Londres, 1917

Après la guerre, des souvenirs et produits commémoratifs, comme ces timbres, sont vendus pour aider à recueillir des fonds pour les vétérans et leurs familles. Le 21 novembre 1921 est le premier « Jour national du coquelicot » à Terre-Neuve et au Labrador. La Great War Veterans Association vend 12 000 coquelicots du fonds Haig cette année-là.

Sir Douglas Haig, feld-maréchal

« « Terre-Neuve [...] accueille le grand commandant en chef [Haig], et lui offre ses hommages. » » « Welcome to Our Guests » [Bienvenue à nos invités], Evening Telegram
St. John’s, 30 juin 1924

En 1924, le comte Douglas Haig, feld-maréchal et ancien commandant en chef du corps expéditionnaire britannique, est invité à Terre-Neuve par la Great War Veterans Association. Sa visite, appelée Haig Week, est soulignée par des souvenirs et des événements pour les vétérans, et il préside au dévoilement du monument commémoratif national de guerre à St. John’s.

Beaumont-Hamel et le Sentier du Caribou